Aquilus


Les deux servants devant elle ouvrirent en grand les lourdes portes. Au même instant, de l’autre côté, des trompettes tonnèrent pour annoncer son arrivée. Dans sa tenue de parade, de cuir et d’étoffe rouge brodée d’or, elle s’avança sur le marbre blanc.

Dans l’immense hall, entre les innombrables colonnes, se tenait une foule indénombrable, qui lui formait une haie d’honneur. Venait d’abord une partie du peuple, qui avait eu l’honneur de rentrer, séparée par une ligne de légionnaires. Venait ensuite une sélection de camarades, des légionnaires de son unité puis quelques gradés. Enfin, dans des toges immaculées, les sénateurs et sénatrices, et les plus hauts généraux.

Et, tout au bout de ce chemin qu’elle foulait, sur un trône lui-même posé sur une estrade, se tenait l’Empereur.

Lorsqu’elle arriva devant, elle s’inclina, tombant sur son genou et le front presque au sol. Les bruits cessèrent. L’Empereur se leva.

– Aujourd’hui, nous sommes réunis ici, nous le peuple Romain, pour célébrer une fière et noble combattante de l’Empire. Diana, lève-toi car ceci est le jour où tu reçois tes ailes.

Elle s’approcha de l’Empereur et le regarda dans les yeux. Solennellement, il lui attacha un ornement lourd et massif autour du cou. La prenant par les épaules, il lui fit faire un demi-tour et se recula d’un pas.

– Peuple Romain ! Voici notre nouvel Aquilus !

Sur ces mots, deux grandes ailes d’aigle se déployèrent dans dos, et les cris et les vivats explosèrent. Elle resta immobile quelques secondes, puis d’un seul mouvement elle décolla en l’air avant de s’envoler par une ouverture au plafond, et d’aller survoler le reste des citoyens à l’extérieur, dans les rues de la ville.


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