Utopiales 2026


Le week-end dernier, c’était les Utopiales 2026, le gros festival de science-fiction à Nantes. J’ai compté, cette année j’ai fait 24 heures de bénévolat, en quatre jours… Après une soirée mercredi soir où je me suis couché à une heure du matin, quelle erreur ! J’étais exclusivement à la billetterie (scan des billets et pose des bracelets à l’entrée), si un·e bénévole me reconnait (Timothée), ne pas hésiter à se manifester !

Comme du coup j’étais pas mal fatigué, j’ai pas vraiment eu l’énergie de m’interroger sur le programme. Je suis parti sur le principe : si j’arrive à avoir des places sur les projections cinéma, je vais aux projections. Ben j’ai eu des places à chaque fois, donc je n’ai fait que ça.

Sinon, j’ai pu tester Lucipurr à l’espace jeu, amusant mais pas transcendant, et j’ai fait une heure – une heure trente de dédicaces sur le stand de TTT editions.

Du coup, mon avis sur les courts et longs métrages que j’ai vus !

You are the film, film japonais de Makoto Ueda, complètement barré. Une jeune femme, autrice de pièces de théâtre, va voir un film à propos d’un jeune homme, musicien, qui lui-même va voir un film… à propos de la première jeune femme. Et ils n’apprécient pas trop de s’en rendre compte ! Et après, ça devient encore plus un grand n’importe quoi. Je me suis bien amusé, j’ai trouvé ça très drôle.

J’ai vu la session 2 de courts-métrages, et globalement c’était la session pas terrible. Azul a gagné une mention spéciale du jury pour l’image, mais je ne l’ai pas trouvé franchement intéressant. Atersadd était réalisé en stop motion à la pâte à modeler, mais très glauque. Un producteur ou réalisateur était là, et a été applaudi quand il a précisé que c’était fait entièrement sans IA. Drömfabriken était amusant mais sans plus. Angel & Meow était horrible à regarder, la salle râlait à chaque fois que le scénario se relançait. J’ai dû partir à ce moment-là, mais il parait que Factory Reset était sympathique.

Pour la session 3, que j’ai vue en entier, et qui était beaucoup plus intéressante à regarder, j’ai noté quelques courts qui sortaient du lot. Dream Walker, qui a gagné le prix du public, avait une animation très jolie. Le scénario était sympathique, même s’il y a un côté prophétie autoréalisatrice dedans. Auryel, réalisé par des français, au scénario dystopique, était pas mal. Geist: 1922 était réalisé en stop motion.

Soul Shift, film d’animation de Christian Franz Schmidt, était franchement sympathique. C’était aussi de l’animation 2D traditionnelle, en dessin image par image, et il fonctionnait très bien. On suit Dew-Blue, concepteur d’évolution, chargé de développer la vie sur la planète Terre, mais il va subir les machinations des autres concepteurs d’évolution qui en ont marre de lui.

J’ai pu regarder Invasion Los Angeles, le fameux film où le personnage principal, quand il met une paire de lunettes de soleil spéciale, voit les messages OBEY, CONSUME ou autre à travers les panneaux publicitaires. C’est à la fois une bonne critique du capitalisme de l’époque, et un film un peu nanardesque avec un catcheur qui joue le personnage principal. Le voir aux Utopiales est très sympathique, parce que la salle riait facilement, notamment pendant le combat de catch interminable.

Je suis allé voir Monster Mia, film d’animation familial. Mais c’était trop jeunesse, avec un scénario qui me paraissait trop classique et des clichés comme le petit gros maladroit mais sympathique, ou le beau garçon un peu ténébreux, et je suis parti au milieu.

On a regardé Bliss: Beyond the edge of time. C’est une sélection de cinq courts-métrages Taïwanais, aux qualités très variables. Malheureusement, le programme ne détaille pas chaque court, donc je n’ai plus les noms. Le premier était largement dispensable. Le deuxième, avec l’histoire d’un train, était très étrange. Il m’a intrigué, mais j’ai l’impression que je manque d’un grand nombre de références culturelles pour le comprendre. Le troisième qui parlait de la protection des animaux, mais il avait un côté parodique assez amusant. Le quatrième, même si c’était de l’animation 3D bien maitrisée, était dispensable. Sans compter qu’il y avait une histoire de relations très bizarres. Enfin, le dernier était super, et c’est dommage que je n’aie plus son nom. C’était une histoire triste et douce, avec une fin du monde et une histoire d’amour de jeunesse.

Et pour clore mes Utopiales, j’ai pu voir Le dernier souffle d’un Yakuza, de Baku Kinoshita. Il n’avait aucun rapport avec la SF, mais ils ont quand même voulu nous le programmer. C’était un très beau film. Beaucoup de douceur, de mélancolie… Une très belle animation, dans le pur style de l’animation japonaise. Le scénario était très bien. Les touches d’humour étaient franchement très bien dosées et maitrisées. Un film qui donne envie d’y repenser après.

C’était le premier long-métrage de Kinoshita, et maintenant j’ai très envie de regarder sa série Oddtaxi !

Bonne journée, et bonne grève pour jeudi !

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